Habiter un site historique – conséquences – réglementations

Afin de faire face au développement du port vers l’ouest, la ville retient le projet de Graslin initié dès 1780, c’est-à-dire celui d’une promenade publique bordée d’immeubles de rapport sur l’enclos du Couvent des Capucins dont elle s’est portée acquéreur, le lotit en 16 parcelles entre 1791 et 1792.

« Ces hôtels auraient leur entrée principale sur les rues et chacun une sortie particulière sur la Promenade, tel qu’était l’ancien Palais Royal … on leur donnerait aussi du même côté seulement une décoration uniforme et agréable ».

CRUCY architecte voyer de la ville est chargé du plan d’élévation et rédige un cahier des charges en 17 points (1). « Celui-ci choisit une composition néoclassique de maisons de trois étages élevées sur un stylobate formant terrasse au rez-de-chaussée. Les façades sont formées de 63 travées séparées par des pilastres monumentaux d’ordre ionique et couronnées d’une balustrade reposant sur une large corniche ».

Les façades se lisent d’une manière horizontale en raison de la présence des terrasses, du balcon continu du 1er étage et de la balustrade soutenue par une corniche dissimulant l’attique. Les pilastres accentuent l’impression de longueur.

La construction de ces hôtels va s’étaler de 1793 à 1838 et sera parachevée en 1988. Ceux-ci constituent 2 « barres » parallèles de 179 m de long.

Du projet initial, il faut retenir que l’ensemble architectural a respecté le cahier des charges initial excepté les toitures. Celles-ci en raison de la création de logements en attique sont responsables par leur hauteur d’un alourdissement des perspectives. Seuls deux immeubles peuvent donner une idée du projet initial correspondant au 7 de la rue Gresset et au 18 de la rue de l’Héronnière.

Charte Cambronne 1791, plan du cours Cambronne et des acquéreurs et des architectes Cf Annexe 4