Annexes

 EXEMPLES D’ENSEMBLES ARCHITECTURAUX SIMILAIRES

 

ROYAL CRESCENT à BATH

Palais Royal à Paris

ANNEXE 2

Intérêt historique et architectural

Alain DELAVAL – Chargé d’études auprès du Conservateur des Monuments Historiques

Le projet proposé en 1786 par Graslin  propose, avec le projet de palais de la Bourse, celui d’un mail parallèle à la rue de l’Héronnière, ce qui permettait de développer la promenade sur toute la longueur du terrain des Capucins jusqu’à la rue des Cadeniers, à l’ouest.

Ce n’est en fait que pendant la Révolution, après que le couvent eût été vendu comme Bien national et acquis par la Ville en 1791 que prit forme le projet de promenade, accompagnée d’un projet de lotissement d’immeubles de rapport ; le cahier des charges de ce lotissement, établi le 1e octobre 1791 et le plan de travées des façades bordant la promenade signé par Crucy le 8 octobre déterminent les caractéristiques de cet ensemble : une suite de maisons ayant une ordonnance uniforme de trois étages, l’étage du bas s’ouvrant sur une terrasse garnie d’un garde-corps régnant en ferronnerie, sous laquelle les caves communiquent avec la promenade par une porte de fer. Mais si le cahier des charges prescrit aux acquéreurs l’obligation de bâtir dans les trois ans, l’excavation de l’aire de la promenade, à la charge de la Ville, ne fut ordonnée qu’en février 1804 et n’était toujours pas plantée en 1809; elle ne devait l’être qu’en 1812.

Crucy est-il bien l’auteur de l’ordonnancement des façades de cette promenade tel qu’il apparaît aujourd’hui ? S’il existe bien un plan des travées des façades signé de Crucy, on ne connaît aucun dessin des élévations correspondant à l’état actuel. Malgré les prescriptions du cahier des charges, les acquéreurs tardèrent à entreprendre leurs chantiers : en 1795, Guimar, dans ses Annales nantaises, parle du « cours de la République » au futur : « Là, on doit dresser une promenade, qui formera un carré long, planté de marronniers, en berceau. Une terrasse de six pieds de haut, sur dix de large, régnera des deux côtés ; ceux-ci seront composés de bâtiments de même architecture, devant présenter, tant à droite qu’à gauche, soixante-deux croisées séparées par des pilastres ; ils seront ornés d’une galerie à l’Italienne (c’est-à-dire une balustrade) ».

En effet, à cette date, aucune des façades bordant le cours n’était sortie de terre, et la promenade en devenir n’était encore qu’un terrain vague laissé dans l’état où il était lors du départ des Capucins. En 1804, la Ville passait un traité avec les maçons Jean Perrodeau et Louis Garreau pour l’excavation du terrain des Capucins ; en 1798, seuls trois adjudicataires ont bâti : Lecadre sur la rue Piron et la place Graslin, Rousseau sur la place Graslin et la rue Gresset et Pesneau sur la rue Gresset qui seul semble avoir élevé une façade sur la future promenade, qui n’était toujours pas nivelée en 1810. En l’absence de précision sur ces élévations, le doute subsiste donc sur leur auteur : il se pourrait que le détail de la décoration ait été le fait du premier qui a bâti dans le respect des indications générales du cahier des charges de 1791 ; ce pourrait être François-Léonard Seheult, qui fut le premier à construire sur le côté est, en 1824, et qui donna ainsi le modèle de décoration à ceux qui le suivirent. Mais quoi qu’il en soit, cette élévation fut sûrement dessinée par un architecte de métier et non par un simple particulier, mais la question reste sans réponse à ce jour, et l’un des lieux les plus célèbres de Nantes reste sans reconnaissance de paternité.

ANNEXE 3

ANNEXE 4

Plan du Cours Cambronne, dates de constructions propriétaires architectes

ANNEXE 5

Ville de Nantes Extrait du plan du Secteur Sauvegardé Usa1

ANNEXE 6

Fenêtres

REFERENCE PSMV 1983/1998 MODIFICATIONS 2009 article US 11 ASPECT EXTERIEUR 2/2/2.1D – les menuiseries

« …En ce qui concerne les l’adaptation des menuiseries pour recevoir des vitrages de protections phonique et thermique…

Pour les menuiseries à grands carreaux,i les verres épais ou  double vitrages filants peuvent être autorisés à condition que les petits bois soient assemblés dans les montants verticaux, qu’ils soient saillants à l’extérieur comme à l’intérieur et que le joint intercalaire soit de couleur foncée (noir)..

 – Les menuiseries et les éléments anciens doivent être conservés et restaurés. En cas d’impossibilité technique lié à leur état, les menuiseries remplacées le seront par des ouvrages strictement identiques aux dispositions d’origine en respectant la couleur, les profils, sections, nature de matériaux et modes d’assemblage des bois. Tous les éléments de serrurerie  seront réimplantés sur les menuiseries neuves, sauf si leur état les a rendus inutilisables et que leur restauration n’est pas envisageable techniquement. Dans ce cas, la quincaillerie sera représentée par une quincaillerie respectant les   dispositions originelles

–  Dans tout les cas, les travaux d’adaptation ou de remplacement doivent respecter le dessin des menuiseries originelles… ».

 

PLAN TYPE DE PORTE FENETRE AVEC IMPOSTE 3° ETAGE MUNIE DE DOUBLE VITRAGE APRES DEPOSE DES DORMANTS EXISTANTS


ANNEXE 7

FLEURISSEMENT DES TERRASSES

Complément aux obligations réglementaires et spécifiques paragraphe 2, terrasses 1er étage ABF 3/10/2007

La charte de vente jointe en annexe 1 alinéa 5 rappelle l’obligation des acquéreurs d’établir des jardins ou parterres sur les terrasses dont le terrain a été donné gratuitement par le Maire.

En termes contemporains, l’ABF (3/10/2007) recommande d’y établir des plantations dans des caisses d’orangers (PSMV p 80) qui peuvent permettre de créer une certaine intimité des terrasses excluant en conséquence toute protection accrochée à la balustrade. « Les protections solaires doivent conserver un caractère mobile et temporaire (parasol) de teinte se fondant avec les façades. »

Certaines initiatives particulières sont tout à fait remarquables.

La sélection des espèces, les conditions dans lesquelles celles-ci sont plantées, l’orientation son autant d’éléments importants pour que ces plantations soient réussies.

Le Service des Espaces Verts (SEVE) de la ville de Nantes suggère une sélection de plantes pour la qualité de leur feuillage, leur floraison, susceptibles de vivre en bac de dimension relativement importante plein soleil et mi-ombre. L’arrosage doit être bien surveillé sachant que plus le bac est petit,  plus la plante doit être arrosée fréquemment.

ARBRE                                      ARBUSTE                                AUTRES PLANTES

Aubépine esgot-de-coq              Amélanchier                              Nerium (toutes les variétés)

Catalpa de l’ouest                       Arbre à perruque                       Olea europaea «little Ollie»

Erable de Norvège                      Buddleia                                     Pittosporum tenuifolium

Genévrier de Chine                    Chèvrefeuille                             Pittosporum tobira «Nanum»

Lilas japonais                             Genêt                                          Romarinus officinalis

Micocoulier                                Seringat                                     (toutes les variétés)

Olivier de Bohème                    Sumac vinaigrier

Orme de Sibérie                        Sureau noir

Tamarix

 

Le chef jardinier responsable de la Promenade, visible fréquemment sur celle-ci est susceptible de répondre à vos questions.

Photo terrasse Morin Rivierre

ANNEXE 8

USAGES DE LA PROMENADE PAR LES HABITANTS DU COURS PROPRIETAIRES ET LOCATAIRES

Extrait de l’arrêté du 15/03/1850 :

Art. 3 :« Il est formellement interdit … de laisser pénétrer dans ce jardin, la nuit ou hors des heures d’ouverture, aucun individu sous peine de se voir priver immédiatement par mesure administrative de la jouissance de passage qui leur a été concédé et sous préjudice des poursuites judiciaires » (ce qui sous-entend que les pique-niques et autres rassemblements sont interdits).

Art. 4 : « Défense est faite de déposer des ordures dans ce jardin, d’y jeter les bourriers provenant du balayage des terrasses ou de l’intérieur des maisons, d’étendre du linge ou tous autres objets aux fenêtres, balcons, grilles des terrasses, etc. »

Art. 6 :« Il est défendu d’escalader les grilles des parterres, d’y cueillir des fleurs, d’arracher ou de casser les branches des arbustes qui s’y trouvent… » (et par assimilation de jeter des mégots de cigarettes).

 Art. 8 :« L’entrée du Cours étant interdite aux animaux, les personnes qui y amèneraient des chiens doivent les tenir en laisse… » (à plus forte raison en dehors des heures d’ouverture des grilles).

 La fréquentation de la promenade domaine public est régie par un Arrêté Municipal du 5/10/2006

             « Règlement des parcs – jardins – espaces aménagés de plein air de la Ville

Arrêté municipal du 5 octobre 2006 

dont un extrait du Règlement est affiché sur les grilles d’entrée.

Le règlement des parcs et jardins (dans son intégralité) est consultable auprès des agents,  au Point Accueil et sur le site www.nantes.fr

ANNEXE 9

RELEVÉ DES 19 FACADES CONCERNÉES

Le relevé de chaque façade peut être adressé sous réserve que le demandeur précise clairement ses coordonnées et à quel titre (copropriétaire, accédant, intermédiaire immobilier, administrateur de biens) à cours-cambronne.association@orange.fr.

ANNEXE 10

HISTOIRES PARTICULIÈRES DES HOTELS